Il est (encore) permis d’espérer…

Vu sur le blog de Najat Vallaud Belkacem le 18 décembre 2011. C’est elle qui écrit ce souvenir .

(lexpress.fr)

En février 2001, Lionel Jospin alors Premier Ministre remettait à Vaclav Havel, alors Président de la République tchèque, le Prix de l’Académie universelle des cultures au Collège de France. C’est avec ces mots qu’il concluait son discours d’éloge, et que j’avais gardés dans mes archives: c’est le moment de les partager. 

« Monsieur le Président, cher Vaclav HAVEL,

 S’il fallait résumer d’un mot la force qui vous guide et qui probablement vous fait aujourd’hui recevoir ce prix, je crois que ce mot serait précisément celui de responsabilité. Responsabilité du dramaturge, convaincu que la création est un appel à la liberté ; responsabilité du penseur, qui court le risque de cette liberté pour éclairer le monde ; responsabilité de l’homme d’État, qui accepte de composer avec les contradictions du réel sans pour autant renoncer aux valeurs qui l’inspirent.

 Vous n’avez pas renoncé à changer le monde, non par ambition démesurée, mais parce que tout au long de votre vie vous avez été porté par la conviction, je vous cite, que  » chacun d’entre nous doit commencer par lui-même « . Loin de sombrer dans le pessimisme, vous avez résumé votre foi dans l’avenir dans le titre de votre dernier ouvrage paru en français :  » Il est permis d’espérer « .

 Grâce à ce que vous faites, grâce à ce que vous êtes, Monsieur le Président, oui, il est permis d’espérer. »

Un commentaire sur “Il est (encore) permis d’espérer…”

  1. Noisette 23 a dit :

    réflexion de SR sur http: //www.segoleneroyal2012.fr/blog/actualites/vaclav-havel-le-depart-dun-grand-europeen/

    Václav Havel nous a quittés et je voudrais partager avec vous ce moment de réflexion,
    Par son courage, son intégrité et son engagement pour l’Europe, ce héros de la lutte contre les oppressions a marqué l’histoire de notre continent et de son pays.

    Il a été à la fois un grand président, un grand intellectuel et un grand résistant.

    De nos rencontres, j’ai gardé le souvenir prégnant d’un homme à la fois sage et révolté , « La vraie politique est simplement le service du prochain », disait-il.

    Václav Havel réunissait chaque année à Prague des progressistes du monde entier au sein du Forum 2000, qu’il avait co-fondé en 1997 avec Elie Wiesel.

    Il m’y avait conviée en 2007, pour m’exprimer sur le thème des libertés et des responsabilités en politique. Nous avions tous les deux partagé le rêve d’une Europe qui ne s’abandonne pas à l’insidieuse bureaucratie ni au capitalisme sauvage qui écrasent les libertés. Un espoir plus que jamais d’actualité.

    Ségolène Royal

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